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mercredi 5 mars 2014

Carnaval d'Oruro, premier événement en Bolivie, simplement dingue

Après avoir eu un avant goût de carnaval à Sucre, nous partons pour l'une des destinations les plus attendues de notre voyage, le Carnaval de Oruro.

Vivement recommandé par les Grumelles les plus célèbres de Conflans, le carnaval d'Oruro est le plus grand de Bolivie et l'événement qui rassemble le plus de monde dans le pays.

Le carnaval d'Oruro, une organisation impressionnante

Chaque année, à l'occasion du carnaval qui se déroule dans tous le pays (Début Mars pendant 2 semaines), la ville d'Oruro accueille plus de 200 000 spectateurs. Le parcours du carnaval, bien étudié et bien ficelé, s'étend sur près de 6km au travers de la ville d'Oruro. Tout ce parcours est bordé d'immenses gradins payants, points de vue imprenables sur le défilé.
Le carnaval d'Oruro existe depuis 200 ans (1818) et a été inscrit au patrimoine immatériel de l'UNESCO.

ouverture oruro carnaval
Ouverture du carnaval Oruro 2014

Les prix des gradins varient en fonction de la hauteur de la place et de la position sur le parcours, ils seront plus chers près de la place centrale par exemple.
Il est impératif de prendre vos places le plus tôt possible, car les prix grimpent avec le taux de remplissage. Les premiers prix sont à 150 Bolivianos (15€) et peuvent monter jusqu'à 600 Bolivianos (60€). 

Nous avons un peu tardé à prendre les nôtres et avons payé un peu plus cher que prévu mais de toute façon cela en valait largement la peine.

Quand je vous parle de gradins, il vous faut imaginer quelque chose d'incroyable, la qualité du gradin augmente en fonction du prix, passant du gradin en planches tenant par des rondins et des clous au gradin en fer avec des sièges confortables

Les gradins que nous avons choisi, plutôt vers le début du parcours étaient un mélange de bois et de fer, sur 10 étages avec chacun une place numérotée à la peinture de 25 cm de large. On accédait à nos places (à 4m du sol) par des échelles en bois improvisées auquel on accédait depuis un étroit passage de 50 cm... Cocasse. Vous me direz, il faut éviter de descendre ivre du gradin, je vous répondrai simplement que cela est impossible.

echelles gradins oruro 2014
Accès un peu périlleux aux gradins, Carnaval Oruro

L'ambiance dans ces gradins est formidable et nous ne pouvions pas mieux tomber, très rapidement nous devenons amis avec tout notre entourage, bien heureux de partager vodka et bières avec 3 gringos affublés de chapeaux texans.

Banda carnava oruro gradins
Le carnaval d'Oruro depuis le 10ème étage des gradins

Oruro, la ferveur du carnaval puissance 10 000

Lors du carnaval, les rues du défilé sont saturées, les gradins sont complets et le public applaudit et chante à chaque passage de cortège. Fusils à eau et bombes de neige artificielle tirent dans tous les sens, il est difficile pour un grigo de rester propre plus de 5 minutes. En effet nous baladant dans le cortège, nous avons très vite compris que nous devions réagir. Au bout de 5 minutes nous étions recouverts de neige et complètement trempés, grands et petits se faisaient un grand plaisir de viser les gringos.

Très vite nous décidons de réagir et d'acheter nos munitions, le cours de la journée en a été clairement modifié. A la grande surprise des locaux, nous pouvions maintenant répondre par attaques groupées et nous défendre convenablement. Dans les gradins, la situation était la même, des batailles de mousse géantes éclataient régulièrement recouvrant les cheveux et visages de neige

bataille de bombes à neige gradins carnaval oruro Bolivie
Attaque à la bombe de neige dans les gradins, carnaval Oruro

Imaginez en France le gros grincheux à côté de vous avec son jambon beurre qui aurait vite fait de grogner et vus insulter, ici rien de plus normal que d'avoir de la mousse dans les yeux ou dans ses frites.

En marge de ce carnaval, dans toutes les rues alentour, d'énormes marchés proposant nourriture, alcool et bombes à neige pour le plus grand plaisir des carnavaliers. Toute l'économie locale était réunie pour cet événement.

Défilé du carnaval d'Oruro, musique, couleurs et joie

Le défilé se déroule sur 2 jours et voit passer près d'une centaine de bandas réunies en groupes. Tous les participants au carnaval font partie de la province d'Oruro, on voit ainsi défiler des groupes de mineurs, de routiers ou encore d'éleveurs, avec chacun son signe distinctif, un camion, un lama, un tapir ou des casques de mineurs.

Costumes traditionnels lors du carnaval d'oruro en Bolivie
Costumes traditionnels carnaval Oruro Bolivie

diablesses oruro boluvie
Costumes féminins colorés et masques effrayants

fanfare des mineurs de poopo carnaval oruro bolivie
Fanfare des mineurs de Poopo, carnaval Oruro


A oruro, vous ne verrez pas de gros chars fleuris comme vous pouvez en voir à Rio, ici, seulement des danseurs et musiciens qui défilent costumés.

Chaque banda commence par une voiture décorée et un drapeau , puis se succèdent des danseurs, des danseuses, des habits traditionnels, de gros costumes très chargés et très colorés et pour finir le groupe de musiciens. Tous toujours très classes et très propres sur eux à la manière des groupes de Jazz. 

costume de chaman amazonien carnaval oruro 2014
Costume traditionnel, plumes et couleurs à foison



Parmi cette petite centaine de Bandas, certaines comptent près de 1000 personnes et peuvent passer pendant près de 35 minutes non stop devant vous. D'ailleurs les fanfares sont essentiellement composées de Tubas, Trombonnes, Flûtes, Helicons, Tambours et batteries, non Boony, aucun Saxo dans les parages, tu as peut être un business à monter!

Danseurs Oruro Bolivie
Groupe de danseurs, hommes et femmes en orange, Oruro 2014

costumes d'ours "osos" carnaval d'oruro 2014
Osos, déguisement d'Ours très appréciés du public

Chaque Banda à ses couleurs, ses costumes, ses musiques et ses danses, tantôt calmes et très traditionnelles et tantôt très colorées et très dynamiques. Certains groupes très attendus comme les "Diabladas" travaillent sur la thématique du diable, des démons et portent des costumes proches des dragons asiatiques. D'autres beaucoup plus simplistes jouent sur le thème Amazonie, plumes et corps peu vêtus.

danseuses d'amazonnie au carnaval d'oruro en bolivie
Costumes d'amazones, carnaval d'Oruro
Parfois, les hommes et les femmes sont séparés, je vous laisse imaginer la ferveur du public au passage d'une troupe de 200 femmes en costumes à paillettes.

defilé nocturne oruro
Troupe de danseuses en rythme, Oruro Bolivie

Si vous avez l'occasion une fois de vous y rendre, ne passez pas à côté, l'ambiance y est formidable, les gens sont vraiment chaleureux et le défilé est vraiment un régal pour les yeux. Il suffit que vous soyez un peu échauffé et le moment va rapidement devenir inoubliable.

danse nocturne diablada carnaval oruro 2014
Danse diablada en nocturne, carnaval Oruro

déguisements de dragons carnaval oruro 2014 bolivie
Danse de démons / dragons en nocturne

Carnaval d'Oruro 2014 un Accident qui bloque le défilé.

Vers 18h le Samedi, nous voyons le cortège qui commence à bouchonner, après une demi-heure, nous apprenons qu'un accident vient de se passer, une passerelle piétons vient de s'écrouler sur le cortège. La chute de la passerelle a provoqué la mort de 4 personnes et 71 blessés, un long moment de flottement qui a duré près d'une heure pendant lequel les carnavaliers étaient sous le choc, ne sachant pas si le carnaval allait se poursuivre. 

accident de passerelle au carnaval d'oruro Bolivie 2014
Chute d'une passerelle, Carnaval Oruro 2014

Une heure seulement après l'accident, une immense vague de CHUUUUT suivie d'une vague de silence a envahi toute la rue. Après cette minute de silence improvisée, nous entendons un grand "Quien Quiere Continuar el camino?" (Qui veut continuer a marcher?). Un bruit général nous fit comprendre que les carnavaliers voulaient continuer. Ont suivi 2 heures de flou durant lesquelles le carnaval est resté en pause, de nombreux exposants et visiteurs sont rentrés chez eux créant une petite désertion des gradins. puis la fête à repris de plus belle.

J'ai trouvé ce moment très fort, il est difficile d'imaginer chez nous la reprise d'un événement après la mort de plusieurs personnes. Mais ici, il s'agissait de leur rendre hommage et de poursuivre tout de même le carnaval. En un temps record, les carnavaliers suivant se virent dotés d'un ruban noir en signe de deuil. 

Chères mères, quelques temps avant nous étions sur cette passerelle, nous faisant la remarque que ses tôles ne paraissaient pas très bien assemblées. Rassurez vous, nous nous en sommes sortis entiers. Enfin physiquement entiers...

Immersion Française à Oruro, rencontres, bières et chorégraphies douteuses

Après un voyage de 8h depuis Sucre, nous débarquons un peu claqués à 5h du matin et décidons de dormir par terre dans le terminal, 2 petites heures de sommeil sur du carrelage c'est toujours ça de pris. 

Premier incident: Johan dormant paisiblement dans son cocon Decathlon, un inconnu a trouvé le moyen de lui voler ses chaussures, oui... ses Salomon. L'aventurier à donc passé tout le carnaval avec mes chaussures (2 pointures en plus).

Après cette première défaite, nous partons explorer la ville, se renseigner sur le tarif des gradins et repérer les lieux. Nous évoluons dans une foule incroyable, dense et très joyeuse. C'est au bout d'une heure que nous décidons de nous munir de bombes à neige ce qui nous a permis d'affirmer notre statut de gringos aux yeux de tous.

Nous partons retrouver des camarades françaises rencontrées à La Paz, rendez vous sur la place centrale, autant vous dire mission impossible, c'est donc seuls que nous repartons vers nos gradins. 

Second Incident: Johan nous fait une remarque très pertinente : "Je viens de me faire voler mon portable". Il était évident que nous avions notre seconde défaite et notre mailloux faible (Ok, je sors!). Un Anglais croisé plus loin nous met en garde, "Attention je viens de me faire voler mon porte feuilles et ma caméra", "Merci l'ami".

peu après, nous nous mettons en quête du gradin parfait, nous choisissons l'emplacement idéal qui était entre temps passé de 150 à 220 Bolivianos et découvrons notre place, au dixième niveau. Nous faisons quelques courses pour les heures à venir, quelques spiritueux et un peu de bière.

Une fois montés nous nous faisons très vite des amis avec qui nous échangeons des informations ,des bières et de la neige artificielle.

Un peu plus tard dans la soirée, les esprits quelque peu échauffés nous décidons de remonter le carnaval accompagnés de nos deux amies Estelle et Emmanuelle. Nous passons donc de l'autre côté des barrière pour accompagner les danseurs, danseuses et musiciens dans leur mouvement. 

pose avec des danseuses au carnaval oruro thé bob trotter
Quelques amies danseuses (CAP raté)

pose avec des osos carnaval oruro bolivie
Team Cochonou, très attendue lors du carnaval d'Oruro

Nous apprenons un millier de pas de danse différents, nous essayons des coiffes traditionnelles et imitons les musiciens jusqu'à 4h du matin dans un rythme endiablé.

Troisième Incident: Après cette heure, nous perdons Alex dans la foule et après quelques vaines recherches  nous abandonnant les recherches. Nous le retrouverons finalement le lendemain endormi contre un pilier du terminal.

Conclusion: Le carnaval d'Oruro est vraiment un lieu exceptionnel ou l'on se retrouve mélangé à la population pour observer un spectacle fabuleux, coloré, impressionnant et féerique, le tout bien arrosé. Si vous avez l'occasion, n'hésitez pas à vous y rendre. A peine parti, je pense déjà y retourner et pas tout seul! Si l'on vous dit que tout est réservé et qu'aucune chambre d'hôtel n'est disponible à des prix corrects n'en faites rien, vous trouverez des chambres 3 étoiles à 12 € la nuit. (Nous on s'est contentés d'1h de sommeil dans la gare routière)

Etape Suivante: Après Oruro, nous partons en direction de la réserve naturelle de Sajama, bains thermaux, geysers et volcans.


Check-List: Apprendre le Folklore Bolivien acclamés par une foule en délire: CHECK

vendredi 28 février 2014

Voyage en Bolivie, Découverte de Sucre et de son carnaval

Après nos aventures souterraines dans la mine de Potosi, notre voyage en Bolivie se poursuit plus au nord en direction de Sucre la capitale constitutionnelle du Pays. Une ville de 250 000 habitants, grande comme Strasbourg qui est pourtant la capitale méconnue de la Bolivie.

panorama sur la ville de sucre capitale bolivienne
La "Petite" ville de Sucre vue d'en haut

Notre arrêt à Sucre ( Prononcer [Soucré] ) est motivé par deux raisons, la première étant que nous voulions à tout prix découvrir cette capitale que pourtant les guides de voyage ne poussaient pas à visiter et la seconde est qu'elle était un arrêt stratégique avant notre virée au fameux carnaval d'Oruro.

Depuis Potosi, nous nous rendons à Sucre en Taxi, soit 2h de route, on nous conseille de prendre un taxi, pas beaucoup plus cher que le bus et plus rapide d' 1h. Nous arrivons au terminal de taxis et sautons dans le premier venu, autant vous dire que l'on a bien choisi... Nous tombons sur le plus gros Jacky Tuning du Pays avec sa voiture traficotée de partout, gros compteurs et ailerons de compèt. 

voyage en taxi tuning entre potosi et sucre Bolivie
Potosi - Sucre en Taxi tuning - Crevaison

En voyant la bête et le pilote, il est très aisé de comprendre pour quoi le taxi ne met que 2h à rejoindre la capitale. Petite histoire marrante, notre pilote à tout de même réussi à crever sur ce qui ressemble le plus à une autoroute! 

Sucre, une capitale petite mais pleine de charme

Nous passons au total 3 jours à Sucre en prenant notre temps pour se balader à notre rythme et se reposer à l'auberge. Nous découvrons une ville à taille humaine très sympathique et très jolie, parsemée de bâtiments coloniaux et encadrée de grandes rues disposées géométriquement, chaque rue a son petit charme et chaque recoin de la ville recèle une curiosité, un monument ou un parc.

patio de la casa libertad à sucre Bolivie
Cour intérieure casa de la libertad Sucre

Nous nous baladons de rue en rue et découvrons tout un tas d'églises et de monuments religieux qu'affectionne tout particulièrement notre guide, Johan et tombons sur La Merced, cette petite église qui offre un superbe panorama sur les alentours.

centre historique de sucre pris depuis le toit de la merced
Centre historique de Sucre vue du toit de La Merced

cloche de l'eglise de la merced sucre bolivie
Sud de Sucre vu de la cloche de la Merced
Je parle bien d'églises mais en montre rarement l'intérieur, pour trois raisons:
- Il est souvent interdit de le photographier
- Johan réserve ces clichés pour sa Maman donc je ne veux pas briser la surprise
- Je ne suis pas très Bondieuseries donc j'en met le moins possible !

Autre histoire rigolote, sur la place centrale, la Plaza 25 de Mayo, un grand bâtiment administratif, fier, propre et imposant se tenait devant nous disposant d'une large coupole à son sommet. Notre Lonely Planet nous indique la chose suivante : "Si vous souhaitez monter en haut demandez le simplement". Après l'avoir simplement demandé nous nous retrouvons à escalader l'un des bâtiments les plus hauts de la ville, se retrouvant seuls à son sommet après avoir grimpé un escalier en métal plutôt douteux et déconseillé aux personnes souffrant de vertiges.

vue d'en haut plaza de mayo sucre capitale bolivie
Plazza 25 de Mayo, Sucre - vue d'en haut

Sucre et son Mercado central, nourriture et ambiance locale

Une fois devient coutume, nous nous essayons une nouvelle fois à la nourriture et à l'ambiance locale en s'installant dans la partie comidas du marché. Au milieu de ce marché, un immense patio rempli de monde qui chantait et dansait pour fêter l'ouverture du carnaval. Nous nous installons donc confortablement autour de l'un de ces petites tables toutes simples comme l'on trouvait chez nos grands mères et autour de nous une dizaine de cuisines où s'affairent des mamas pour préparer une dizaine de plats différents qu'elles nous proposent à la dégustation.

repas au marché de sucre bolivie
L'une des cuisines du marché de Sucre, plats en tout genre

assiette de chorizo cuisine bolivie sucre
Un bon vieux chorizo maison accompagné de ses légumes, ça requinque !

Cimetière de Sucre, Le père Lachaise Bolivien

Un après midi, nous nous rendons dans le cimetière de Sucre, un immense parc en pleine ville qui a des faux airs de père Lachaise, en effet, la première partie parcourue par une grande allée est entourée de monumentales tombes où reposent les riches Boliviens de ce monde (enfin de l'autre monde). Ne soyez pas déçus de n'en voir aucune photos, après tout les tombes des riches on s'en fiche !

La seconde partie plus impressionnante (selon moi) est composée de milliers de petites tombes en hauteur sur de grands murs interminables, il s'agit soit de tombes où l'on enfile les cercueils à la manière de lits chinois ou soit d'ossuaires un peu plus petits.
La partie avant de ces tombes est un petit autel où les familles déposent des souvenirs, chose très curieuse d'ailleurs, vous pouvez y retrouver des verres d'alcool, remplis régulièrement (l'évaporation doit être perçu comme un cul sec divin), des cigarettes allumées sur le bord d'un cendrier ou des mignonnettes de whisky.

Un autre petit truc marrant, des enfants proposent leurs services, une échelle autour du cou pour aider les plus âgés à déposer des offrandes sur l'autel de leurs proches partis trop tôt (où juste à temps)

tombes superposées et enfant à l'échelle cimetière de sucre bolivie
Enfant à l'échelle déposant des offrandes dans une tombe

Cimetière de sucre en Bolivie
Petite parcelle de tombes au sol entourées de casier mortuaires

Sucre en période de carnaval, un joyeux bazar

Nous tombons à Sucre en plein au début du carnaval qui va durer 2 semaines dans toute la Bolivie, autant vous dire que ce n'est pas notre miteux mardi gras avec nos crêpes un peu trop dosées en rhum. Toute la journée et toute la nuit, des fanfares se déplacent à leur gré dans toute la ville créant des embouteillages sur leur parcours improvisé. Nous avons pu nous imprégner de l'ambiance carnaval avant de plonger complètement à Oruro dans quelques jours. Les gens sont littéralement en transe et dansent en suivant des fanfares toutes plus dynamiques les unes que les autres.

fanfare de rue lors du carnaval de sucre en Bolivie
Fanfare de rue carnaval de sucre - place du 25 Mai

Mais la période du carnaval en Bolivie, c'est aussi la guerre, une foutue guerre de rue qui dure toute la journée et qui oppose les garçons aux filles (et parfois aux gringos).En effet, durant ces 2 semaines, les jeunes (et moins jeunes) se munissent tous de fusils à eau monstrueux et de bombes à eaux vendues par sacs entiers sur le trottoir pour quelques centimes. 

Bien souvent les garçons passent leur temps à arroser copieusement les filles mais il arrive aussi que nous autres Gringos soyons pris pour cible et autant vous dire qu'il ne faut pas se retrouver au milieu d'un échange de tirs. Petite anecdote sympa, en se baladant, un enfant de 4 ans équipé d'un gros fusil bleu et équipé d'une bonbonne  dorsale me regarde passer, me fixe droit dans les yeux et vide son fusil sur moi, Sale gosse! Aux fenêtres des écoles ou des bus, ces petits monstres nous guettent les yeux pleins de malice attendant le meilleur angle de tir pour nous tremper !

enfant bataille d'eau autour d'une fontaine au carnaval de sucre
Colonie d'enfants remplissant leurs fusils autour d'une fontaine

Mais c'est décidé, à Oruro les gringos ne se laisseront pas faire, suite au prochaine épisode...
Comme vous le voyez, Sucre en période de carnaval c'est une énorme fourmilière et il faut être aux aguets et prêts à faire la fête, à faire feu...

D'ailleurs, dernière petite anecdote, buvant tranquillement quelques bières assis dans l'herbe fraîchement tondue du parc Bolivar de Sucre, certes un peu éméchés mais très courtois, nous nous sommes fait aborder, très cordialement par 3 policiers à moto. Ils ont étés plutôt gentils en nous disant que nous devions les suivre au poste, n'étant pas censés ignorer la loi interdisant de boire dans un lieu public et que nous passerions 8h en cellule.

Leur sérénade a duré 5 bonnes minutes jusqu'à ce que notre ami Caramelo dans un Bolivien sans faille les dissuade de nous punir. Je crois que nos mères auraient étés désemparées de recevoir un coup de fil pour venir nous chercher en dégrisement à Sucre. Après ces émotions nous avons pu Vamos à l'Hostel et nous reposer. 
Ce matin là à d'ailleurs vu des prouesses et le démontage en règle d'une salle de bain qui n'en demandait pas temps (ce n'est pas toujours prévu!).

Pour la suite de l'aventure Bolivienne, comme je vous en ai déjà un peu parlé, nous partons pour Oruro, le carnaval le plus important de Bolivie, le seul problème, aucun hébergement disponible, nous voilà donc partis en totale arrache pour 24h sans sommeil.


Check-List: Se frotter aux autorités locales et emporter la négociation: CHECK