lundi 13 janvier 2014

Désert de Tatacoa: On a marché sur la Lune

Notre escale Colombienne touche bientôt à sa fin et notre road trip en Amérique devrait bientôt nous amener jusqu'au Pérou, en passant peut être par une étape en Equateur.

Nos différentes recherches nous ont conduites en direction du désert de Tatacoa au Sud ouest de la Colombie, après un transfert plutôt éprouvant, nous y sommes enfin parvenus. Après Une grosse nuit de 10 heures de bus entre Cali et Neiva lors de laquelle nous avons pu dormir 2 heures et un transfert en taxi brousse nous sommes enfin parvenus dans le désert à 8h30 du matin, la température environnait déjà les 25°.

randonnée désert tatacoa
Aventuriers partant à la conquête du désert de Tatacoa

Découverte du désert de TATACOA en Colombie

Une très belle escale lors de notre voyage en Colombie, le désert de Tatacoa, qui méritait largement le manque de sommeil qu'il nous a coûté.
Arrivés très tôt et très peu reposés, nous décidons tout de même d'attaquer le désert pour l'une des journées les plus éprouvantes de ce voyage. Nous rencontrons un "local" (Local marketing ouais!) qui nous dit connaître le coin et nous propose de nous emmener en moto taxi (4 places) visiter le désert. Après quelques hésitations nous refusons gentiment et décidons de prendre nos chaussures High-tech, nos gourdes et nos gaufrettes au chocolat pour nous faire une idée nous même.

On nous indique vaguement à 7km (1h20 de marche) une piscine naturelle au milieu du désert, parfait! Nous partons donc pour 2h15 de marche, oui on a pris quelques photos et il y avait plutôt 8km5.
Dans cette première partie de journée, nous découvrons 2 facettes du désert, Las ventanas et Los Hoyos.

Las Ventanas, dénivelés du désert de Tatacoa

Cette première zone était composée de cratères et de gros dénivelés creusés au fil des années par l'érosion et le passage de l'eau, à l'époque ou il y en avait (1mm d'eau par an à Tatacoa, c'est un peu juste pour le ricard).

ventanas tatacoa
Zone de Las Ventanas désert de Tatacoa
las ventanas desert tatacoa
las Ventanas désert de Tatacoa, Photo de Groupe

Los Hoyos, canyon gris creusé par la nature

Un peu plus loin, au 8ème KM, nous arrivons à Los Hoyos, nous y allons au départ pour la piscine naturelle, activité phare de la région ou les familles se rendent le dimanche. Nous nous attendions à quelque chose de surprenant, magnifique et extraordinaire, nous nous laissons même à imaginer des palmiers et une Oasis...

los hoyos tatacoa
Zone de Los Hoyos Desert de Tatacoa

Arrivés sur place, la déception fût plutôt grande, il s'agissait d'une vulgaire piscine en béton de 5m sur 5 remplie de gosses criards (mais le paysage était à couper le souffle). Nous prenons tout de même le temps de nous y baigner, car nous arrivons sur les coups de 11h, sans avoir mis de crème solaire et torse nu, la température commençait à atteindre les 35°...

piscina hoyos tatacoa
Piscine et paysage Los Hoyos désert de Tatacoa Colombie


Après quelques temps dans la piscine et quelques bières fraîches (recommandées en cas de grande chaleur), nous nous aventurons aux alentours et découvrons un canyon naturel creusé par le passage de l'eau (quand il y en avait) et dans lequel on voit très bien les différentes couches de sédiments, de graviers et de sable gris déposées au fil du temps. Une petite balade sympathique dans cette espèce de vallée de la mort.

canyon hoyos tatacoa
Canyon de Los Hyos désert de Tatacoa

Après cette escale à 8km5 de notre camping, nous repartons en sens inverse sous un soleil à 40°, l'esprit un peu perturbé par tant de chaleur...

aventurier du desert
Aventuriers du désert essayant de bronzer des cuisses

Nous faisons une escale douche froide et bière fraîche (pour le sport) au camping. Puis nous partons explorer une troisième partie du désert, les sables rouges.

Les sables rouges, paysage lunaire de Tatacoa

A peine la balade commencée, nous sommes simplement tombés amoureux de l'endroit, un paysage lunaire complètement incroyable, formé comme pour los hoyos pas le passage de l'eau et l'érosion mais cette fois ci avec du sable et des minéraux de couleur rouge orangée.

cactus las rojas desert tatacoa
Cactus, arbres et minéraux Orangés désert de Tatacoa

Oubliant nos 2h de sommeil et 5h de marche du matin, nous partons pour 2 nouvelles heures à errer dans ce décor de rêve.

desert de tatacoa las rojas
Sables rouges, désert de Tatacoa, paysage lunaire

Un doux mélange de couleur, de chaleur, de cactus, de chèvres, de zébus, de poneys et de vautours qui nous a totalement conquis. Oui des vautours et lorsque Alex traînait un peu des pieds, ils nous tournaient autour!


Le désert de Tatacoa, c'est aussi des Cactus

Comme vous le savez probablement tous, le monde entier est un cactus, cela est complètement vrai mais d'autant plus ici! En fins herbologistes, nous nous sommes intéressé de près à cette végétation particulière, agressive, défensive et ultra résistante. Pour vous, nous avons donc classifié les 4 espèces de cactus présents dans le désert de Tatacoa. Il y a ceux qui aiment passionnément les orchidées, nous ce sont les cactus !

cactus desert de tatacoa
Le Grand costaud, possédant plusieurs branches, on le retrouve dans la plupart des désert du monde (il pique beaucoup celui là)

cactus rond desert de tatacoa
Le Petit rond comme un ballon, celui ci est à ne pas confondre avec un ballon en cette période pré-coupe du monde. (il pique aussi mais il fait aussi des fleurs)
cactus plat desert de tatacoa
Le Grand maigre, un peu comme le grand costaud mais celui-ci est tout plat, on en a conclu qu'il mangeait un peu moins à la cantine.
cactus plat et rond desert de tatacoa
Et enfin, celui que vous attendiez tous, Le rond et maigre, celui que l'on retrouve dans le salon de sa grand mère ou sur la terrasse de maman, il est très joli mais très méchant (ces fameux pics microscopiques qui restent sur votre peau)

Une journée au désert de Tatacoa qui ne nous a pas fait regretter le détour considérable et les heures de transport qui nous y ont conduit. Retrouver la chaleur et le soleil nous a fait le plus grand bien, et nous a également complètement usés, d'ailleurs à l'heure ou j'écris, un groupe de 40 ados est en train de chanter / hurler à côté des hamacs de mes deux camarades!

Pour information, après un mois et 8 jours, nous nous portons bien, aucune maladie à déclarer, un peu de poids perdu, nous sommes plutôt très bronzés (rouges) et nous avons hâte de découvrir le pérou. Un restaurant de Popayan (prochaine escale) nous a contacté sur la page Facebook pour nous inviter à Manger, affaire à suivre...

aventuriers en bonne santé
Aventuriers en bonne santé (Mamans réjouissez vous, vos fils sont saufs)

Suite du voyage: Trajet en Bus vers Popayan ancienne ville coloniale puis direction Quito si nos plans se confirment!


Check List: Marcher 4h en plein soleil sans crème solaire, 
en slip et poursuivis par des vautours: CHECK

Voyage en Colombie: Cali, capitale de la salsa

Après notre escale aux ferias de Manizales, nous poursuivons notre étape Colombienne de ce road trip en Amérique du sud vers le sud dans la ville de Cali. Encore une fois, une ville jugée dangereuse à tort. Cali, capitale Colombienne de la salsa nous a accueilli pour 3 jours. (Initialement nous devions y rester 1 jour et demi mais un petit contretemps de bus nous a contraints à rester.

Petite anecdote sympathique, nous arrivons à Cali après 3h de bus, l'adresse de l'auberge notée sur un bout de papier et le cœur vaillant. Il s'avère que l'adresse fournie existait en 3 endroits de la ville, après avoir changé 2 fois de taxi et s'être fait balader par un chauffeur âgé et plutôt paumé, nous sommes arrivés à l'hôtel après 2h de recherches. Étant un poil énervé, j'ai insisté auprès de notre hôte pour se faire offrir une bière en guise d'excuse. Excuse acceptée !

calida cali colombie
Visite de Cali, road trip en Amérique du Sud

Cali,un tas de gens et un tas d'églises

Nous nous lançons donc à la découverte de Cali (on a acheté tous ses disques) une ville à taille humaine avec un centre ville assez grand mais qui se fait aisément à pieds. Une fois n'est pas coutume la ville est au creux d'une vallée et offre de nombreux points de vue ainsi que des quartiers typiques en hauteur.

Nous y avons visité beaucoup d'églises qui sont très nombreuses et toutes atypiques, de l'église en briques rouges à l'église de style gothique.

eglise ermita cali
Eglise Ermita Cali, centre historique

Nous observons à Cali comme à Medellin un énorme flux de population, des rues magasins, un centre commercial à ciel ouvert. Nous nous sommes très bien adapté aux Colombiens en n'avons plus de crainte en allant nous balader n'importe ou en ville.

rue magasin cali
La rue: véritable magasin à ciel ouvert, Cali Colombie

 

Après midi au Rio Pance à l’extérieur de Cali

Après avoir appris notre défaite face aux compagnies de bus, nous sommes partis nous aérer à Rio Pance, un parc traversé par une rivière de montagne où les habitants de Cali viennent le dimanche pique niquer et se baigner. Nous nous sommes donc frileusement trempés dans cette eau à 16° et nous avons suivi un sentier de 6 km dans la nature. Une petite escale plutôt revigorante qui nous a sorti de l'ambiance citadine.

riviere rio pance cali
Rio Pance, parc naturel à côté de Cali, Colombie

Los tres cruzas, point de vue sur la ville de Cali

Pour notre dernière journée à Cali, nous avons décidé une fois de plus de mettre nos superbes chaussures de marche à rude épreuve en grimpant pendant 1h30 en direction de ce superbe point de vue. Le nom tres cruzas vient des 3 immenses croix plantées en haut de cette colline surplombant la ville. Et la colline située en face est elle dotée d'un Christ Rédempteur (ils les adorent leurs christ ici).

tres cruzas colline cali
Los Tres Cruzas , Cali Colombie

La randonnée en elle même était très sympathique offrant un superbe panorama et nous dérouillant un peu les articulations. Mais le plus marrant dans l'histoire c'est la condition dans laquelle nous avons abordé le sujet. En effet la veille nous avons fêté comme il se doit notre défaite sur la compagnie de bus lors d'une soirée Ron, bière, salsa et poney.

Après une courte nuit, nous prenons un taxi en direction du christ rédempteur, mais étant trop proche de l'hôtel, le taxista nous assure qu'il n'y a pas de chemin pour monter, il nous emmène donc au pied de la colline des tres cruzas. Notre guide de voyage précisait bien de prendre beaucoup d'eau pour l’ascension... c'est ainsi que nous montons avec un litre d'eau pour 3 en plein cagnard, à midi précisément. C'est un de ces moments ou votre corps vous rappelle qui est le chef et quelles sont ses limites.

randonnee tres cruzas cali
Aventuriers en zone rouge, Los tres cruzas Cali

Vous pourrez remarquer sur cette photo que Johan commence à prendre du poil au menton ce qui le rapproche de plus en plus du stéréotype de l'aventurier.

Arrivés en haut nous profitons de la vue et découvrons des appareils de musculation en plein air, curieuse installation pour un lieu de prière mais original.

colline des tres cruzas
Vue de Cali depuis Los Tres Cruzas

Heureusement une bicoque vendait de l'eau ce qui a sauvé notre peau d'une mort certaine. Petite curiosité Colombienne, l'eau se vend par sacs de 33cl à 5 litres, un concept qui paraît peu solide mais qui est certainement plus économique.

eau en sacs colombie
Eau vendue en sacs en Colombie

Pour résumer, Cali est une jolie ville à faire en 3 jours, de nombreuses choses à voir aux alentours, le centre ville lui ne prend pas plus d'une journée à visiter.

Suite à cette escale à Cali, nous partons pour 12h de bus de nuit en direction du désert de Tatacoa, duquel nous vous rapporterons de belles photos. Nous prévoyons d'y dormir en hamac et de nous baigner dans quelques piscines naturelles, les 40° ambiants invitant fortement à la trempette.


Check List: Faire écouter Gabrielle (Johnny) à des Colombiens: CHECK

jeudi 9 janvier 2014

Zona Cafetera: une journée dans une plantation de café en Colombie

Notre road trip en Amérique du sud se poursuit en Colombie avec une escale à Armenia, dans la mythique zona cafetera, région ou l'on cultive le célèbre Arabica Colombien. Initialement nous partions pour visiter le fameux Parque National del Café, qui n'a de fameux que le nom puisqu'il s'agit d'un énorme parc a thème ultra touristique proposant plus d'attractions que d'explications. Une fois n'est pas coutume, nous changeons notre Kalashnikov d'épaule et partons visiter la plantation de café de  Recuca.

En route pour la plantation de Recuca

Devenant de plus en plus Colombiens et de surcroit quasiment bilingues, nous choisissons les transports en commun pour nous rendre a la plantation de recuca. Le service de bus en Colombie est très bien rodé avec des passages toutes les 5 minutes sur les grands axes, la curiosité locale est que l'on arrête le bus a n'importe quel endroit sur un simple petit salut amical! Les voyages en bus ne coûtent que 1800 Pesos (0,70€) et on y a de vraies sensations. Dans ces petits bus de 22 places, on retrouve les croyances et le folklore local avec Jesus y Maria omniprésent sur les murs ainsi que des moumoutes et pendentifs hyper kitch à l'indienne.

Jesus, Maria, moumoute et kitch, bienvenue dans les bus Colombiens

Visite de la plantation de café de Recuca

C'est David notre hôte de la veille nous avait conseillé Recuca et nous avons étés agréablement surpris. La visite nous a coûté 32.000 Pesos (12 € avec repas inclus), et le contenu était pour le moins folklorique et très enrichissant.

Jeep Willis utilisée pour le transport de café dans les plantations

Première étape: découverte des tenues traditionnelles

Après s'être fait offrir un délicieux café de bienvenue, chacun de nous a été affublé de la tenue traditionnelle du ramasseur de café, foulard, machette, bâton, pagne , chapeau et besace, un grand moment de fantaisie! Dès le début de la visite, les 3 barbus Francais dans le fond ont été catalogués et acclamés.  Suite a cela hommes et femmes ont exécuté des danses rituelles plutôt comiques, nous avons d'ailleurs pas étés foudroyés par le ridicule.


Costumes  traditionnels de cafeteros


Costumes tradiotionnels de cafeteras et danse rituelle

Danse rituelle des hommes 
Rencontre avec les femmes, la plus vieille pour bibi

Deuxième étape: visite de la plantation et explications

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la plantation où nous avons appris les rudiments agricoles de la culture du café. Rien que pour vous, voici quelques explications complémentaires:

- Il faut ramasser 7000 grains pour faire 1 kilo de café
- Il faut 25 grains pour faire une tasse de café
- Il faut 70 jours pour qu'un plant de café soit prêt à être mis en terre
- Il faut 2 ans a un pied pour qu'il commence a donner des grains
- La durée de vie d'un pied de café est de 15 a 18 ans.
- Les plus gros consommateurs de café sont les pays scandinaves avec entre 7 et 12 kilos de café par habitant et par an
- Nous autres Français ne sommes pas loin avec une consommation de 5 à 7 kilos de café par habitant et par an.
- Plus la plantation est en altitude plus le café sera fort.
- Pour pousser, le café a besoin de 50% d'eau et 50% de soleil.
- Les pieds de café ne doivent pas dépasser 2m sinon le goût est moins prononcé
- Un ramasseur récolte entre 120 et 150 kilos de café par jour

On remarque également de nombreux bananiers entre les pieds de café et aux alentours, la raison est la suivante, le café et les bananes poussent sur la même terre et bien souvent ces cultures sont couplées pour parer a une mauvaise récolte de l'un ou l'autre.

Rangs de café et costume en sac poubelle

Plantation de café au creux de la vallée avec bananiers

Troisième étape: Le ramassage du café

Encore une fois, notre guide a fait essayer des tenues traditionnelles de ramassage a quelques personnes, bien sûr j'ai eu le droit à la plus moche.

Suite à cela, nous avons tous étés équipés d'un sceau pour aller ramasser les grains les plus murs dans la plantation. A noter que les grains une fois murs sont rouges!
Après 30 minutes de ramassage nous partons pour la pesée et recevons une paye symbolique. (Certains ont étés meilleurs pour ramasser des chenilles et se jeter des graines) .

Notre fidele bouricot éternel ami du cafetero

Costumes traditionnels des ramasseurs, super clodo et super samourai

Ramasseur de café professionnel en action au summum de sa concentration

Quatrième étape: transformation du café pour la consommation

Les graines ramassées sont ensuite passées au broyeur afin de retirer la pulpe (coque qui entoure les 2 grains de café) pour en extraire 2 grains couleur verte et a l'aspect d'une mogette.
Cette mogette est ensuite sechée un certain temps sur de grands tamis puis grillée a sec pour obtenir le grain de café de couleur marron que nous connaissons.

Grains de café en phase de séchage sur une grille avant 

La visite a duré au total 3h et s'est achevée par une dégustation de café.

Cinquième étape: Le repas du ramasseur de café

Après tant d'efforts, nous nous attablons autour d'un copieux repas. Bol de lait avec cannelle et morceaux de mais en entrée, assiette de haricots rouges au lard, riz, galette de mais, chorizo, banane et œuf poché en plat de résistance. Le tout accompagné d'un jus citron cannelle. Je m'attendais a des pic et croc en dessert mais honnêtement nous étions repus!

Apres l effort, le réconfort, le repas traditionnel du cafetero


En résumé, une très bonne expérience, enrichissante et gourmande pour un prix dérisoire. Une visite a ne pas manquer en plein cœur de cette région du café.


Constat du jour: Ce n'est pas a nous d'avoir peur des Colombiens, c'est a eux de nous craindre! (A partir de là on se sent mieux!)

Suite de l'aventure: découverte de Cali (ville chaude? Je n'y crois plus) et randonnée sous 40° dans le désert de Tatacoa.


Check-List: Ramasser du café déguisé en clodo: CHECK






lundi 6 janvier 2014

Road trip en Amérique latine: Féria de Manizales, Colombie

Après notre séjour à Bogotá, nous décidons de partir plus au sud et plus à l'ouest (plus communément appelé le sud-ouest) en direction de Manizales dans la Zona Cafetera, la région où l'on cultive le mythique café Colombien. Après quelques aléas du direct, une réservation de bus un peu compliquée, un trajet de 8h plus que chaotique et quelques changements de programme, nous nous retrouvons dans cette jolie ville perdue entre deux montagnes et dans laquelle, visiblement se déroulerait une féria... (rien à voir avec un chien aux poils longs).

Une féria du point de vue des colombiens

Dans le principe, une féria Colombienne correspond au concept que nous en avons, taureaux, bière et musique. Mais la musique Colombienne, c'est tout autre chose, un mélange latino-américain accompagné d'accordéon et de salsa, le tout saupoudré d'une bonne dose de chanteur à minettes. Et là, et bien vous rassemblez 20 000 personnes sur la Plaza Bolivar de Manizales!

feria manizales plazza bolivar
Feria de Manizales plazza bolivar colombia

Au milieu de cette foule, tous les clichés Colombiens se sont encore une fois évanouis, ambiance bon enfant, malgré les centaines de milliers de litres de bière et d'aguardiente (alcool blanc local, mélange de tequila et de Ricard) écoulés sur la place publique. Un dispositif policier très impressionnant; 50 m avant le premier barrage de police, un agent nous interpelle gentiment en nous expliquant que sans papiers d'identité nous ne passerons pas, arrivés à ce fameux barrage, nous passons facilement en expliquant brièvement que nous n'avons pas de papiers sur nous et Johan a même serré la main de l'un d'eux qui riait de notre probante incompréhension linguistique. 

En marge de cet impressionnant dispositif policier, nous remarquons également de nombreux bénévoles de la croix rouge postés en cas de problème. Une phrase restera d'ailleurs dans les annales "Puede hacer una photo con vosotros, trabajo en la Cruz roja en la Francia!" "SI SI".


cruz roja manizales feria
Cruz Roja féria Manizales
"On a pas le même costume, mais on a la même passion"

Les férias de Manizales, capitale du marketing

Nous avons pu remarquer depuis notre arrivée en Colombie, la forte présence marketing d'une marque de bière, tout comme le championnat de football Roumain est sponsorisé par la bière Timisoreana, les fêtes Colombiennes sont allègrement sponsorisées par la bière POKER. Toutes les rues de la ville étaient en effet repeintes aux couleurs de la marque, banderoles, scènes, bars, restaurants, tout le monde s'y met. Un coup marketing immense fortement cautionné par la distribution de cadeaux promotionnels en échange de consommations (3 litres de bière = une gourde). 

Nous nous sommes retrouvés bien malgré nous à participer à ce système et pour le coup à tomber dans le marketing... il faut dire que le litre de bière à 1,60 € on voit rarement cela en France, donc comme toute bonne ménagère qui profiterai d'une réduction sur la lessive, nous nous sommes pris au jeu.


biere poker feria manizales
Une soirée POKER en Colombie, férias de Manizales

Manizales, des rues vivantes, gourmandes, animées

En parallèle de cette féria, nous avons pu nous balader dans les rues très animées de Manizales, comme nous avons pu le voir un peu partout en Colombie, la nourriture de trottoir est très apprécié de la population et de nombreux stands fleurissent dans les rues piétonnes. 


stands feria de manizales
Stands de rue, féria de Manizales, Colombie

Tantôt vous proposant des brochettes de bœuf, tantôt des plats de pommes de terre, des épis de maïs, du porc au riz ou des petches plutôt imposantes. L'aspect peu ragoutant de l’appareil de cuisson pourrait ralentir les plus frileux, le plus souvent une poussette sur laquelle on a placé un baril d'essence coupé qui sert de barbecue. Pour avoir goûté l'une de ces brochettes de viande à 0,30 € et n'avoir attrapé aucune complication gastrique, je peux vous dire que c'était vraiment bon! Il est néanmoins évident que les Colombiens adeptes de ce type de nourriture ont développé au fil des siècles des anticorps différents des nôtres, mais ne pas y goûter serait une erreur monumentale.


épis de mais rue de manizales
Poussettes à Mais, cuit au barbecue dans la rue, Manizales


A venir, descente vers Cali, encore une ville peu recommandée mais annonçant tellement de belles choses, visite du parc national du café et passage vers l'équateur.


Check-list: Se retrouver en boîte gay (Rumba Gay) dans les quartiers chauds 
puis aller dans une boîte de strip-tease: CHECK

dimanche 5 janvier 2014

Bogota, suite et fin, la ville vue du ciel et musée de l'or

Après notre première journée plutôt décevante, nous tentons une seconde embardée à Bogotá, cette fois ci avec Johan qui nous a rejoint pour la suite du voyage. Nous avons misé sur deux hauts lieux touristiques pour assurer le coup et en prendre plein les yeux.

Museo del oro de Bogotá

Le musée de l'or de Bogotá est l'une des curiosités que nous ne voulions pas louper lors de notre road trip en Amérique du sud. Ce musée consacré essentiellement à la taille et à l'histoire de l'or en Colombie nous a permis de comprendre l'importance de ce métal dans les cultures pré-colombiennes. Plus qu'un symbole de richesse ou de puissance, une vraie mythologie s'est construite autour de l'or.

Les différentes formes des pièces taillées dans l'or avaient toute une très forte signification, les formes les plus couramment utilisées pour des bijoux ou des masques rituels étaient par exemple le jaguar ou la chauve souris, symboles de puissance, de force et de liberté. L'or avait également une très grande importance dans les rituels funéraires et célébrations religieuses. Le musée retrace autour du façonnage de l'or, l'histoire des différentes régions de Colombie, la manière dont on l'y travaillait et ses significations. Un musée immense qui méritait bien les 2 heures de visites que nous lui avons consacré

Museo del oro Bogotá, costume de cérémonie

Nourriture locale à Bogotá dans la Candelaria

Après cette éprouvante visite du musée de l'or et un petit déjeuner plutôt léger, 2 tartines de pain et un œuf brouillé, nous envisageons sérieusement de goûter aux plats locaux! C'est ainsi que nous nous retrouvons à manger un plat local dans une petite bicoque du centre historique, la candelaria. 

Une guinguette basse de plafond et une table inconfortable ne nous ont nullement effrayés, la quantité de nourriture, un peu! Nous avons commandé à l'aveugle un plat dont nous avons seulement vu la photo et nous n'avons pas étés déçus. Nosu commandons donc un Sancocho, un bouillon contenant des pommes de terre, des navets, du mais et des carottes ainsi qu'une très belle cuisse de poulet, le tout accompagné de riz et d'un morceau d'avocat, Alex n'a même pas pu finir, c'est vous dire!

sancocho bogota candelaria
Sancocho, plat colombien mangé à Bogotá

En allant manger, je remarque un véhicule très marrant, une renault 4 transformée en magasin (et oui encore une). Le propriétaire l'avait remplie de produits en tout genre et les vendait à même un carrefour. Si mon oncle Patrick avait vu le chargement, il aurait sûrement poussé le propriétaire à changer les amortisseurs.

renault 4 bogota
Bogotá, Renault 4 "magasin"

Bogotá vue d'en haut, ascension du Montserrate

Après ce copieux repas, nous nous dirigeons vers le Montserrate, une colline surplombant Bogotá et située à 3200 m d'altitude. Une montée en téléphérique nous a conduit sur un immense plateau très fréquenté des colombiens ou se trouve une chapelle et d'ou l'on peut apercevoir le christ rédempteur veillant sur Bogotá (copieurs). Une sorte de lieu à la fois de pèlerinage et touristique ou l'on peut manger et passer la journée. Je profite de la superbe vue sur la capitale pour vous présenter Johann le 3 ème bob trotteur.


Johan et Alexandre, cochonou sur la ville !

christ redempteur bogota
Christ rédempteur qui veille sur Bogota en Colombie

Cette colline étant un monument religieux, on y retrouve une chapelle, un christ rédempteur mais également tout un parcours religieux retraçant l’ascension du christ. En très bon observateurs, nous avons même relevé quelques incohérence sur certaines représentations religieuses... Serez vous aussi observateurs? (Âmes pieuses s'abstenir)

Incohérence religieuse Montserrate Bogotá

Après avoir contemplé cette vue magnifique sur la ville, nous entreprenons la redescente, Alex et Johann ont choisit l'option file d'attente du téléphérique et quant à moi j'ai choisi la descente en courant (2,2 km pour 800 m de dénivelé), une bonne descente qui a mis mes cuisses à rude épreuve et qui m'a fait bien transpirer (une fois n'est pas coutume)!

Suite de l'aventure: Voyage en Bus de Bogota à Manizales pour visiter la zona cafetera, région du café


Check-list: Se faire suivre par un Alcoolique, Quadriglotte très envahissant : CHECK

samedi 4 janvier 2014

Bogota, des grafitis oui, mais aussi du street art

Après vous avoir dépeint Bogotá comme une ville plutôt moche, taguée et dangereuse, il y a tout de même un côté qui m'a beaucoup plu, en effet, nous avons pu voir quelques jolis exemples de street art.

Si vous avez le droit aujourd'hui à cet article un peu différent des autres, c'est parce que le street art est une discipline qui me tient à cœur. Certains y voient des tags ou graffitis qui salissent les rues mais pour ma part je vois le street art d'une toute autre manière. Premièrement cela est totalement différent des graffitis qui polluent véritablement le paysage et qui sont souvent là pour défier l'autorité.

Le street art est un vrai courant artistique et je ne trouve pas que cela "abîme" un paysage. Je trouve le street art moderne, dynamique et coloré et je préfère largement voir des dessins bien faits et de jolies couleurs plutôt que des affiches électorales ou des façades sales non entretenues. Cette forme d'art apporte selon moi du dynamisme, de la jeunesse et de la modernité à nos villes.

Le street art à Bogota, un phénomène géographique

Le street art qui devient de plus présent partout dans nos villes d'Europe, est réparti de manière très différente à Bogota, en effet, dans la partie "visitable", "non dangereuse" on retrouve très peu d’œuvres mais énormément de graffitis révolutionnaires. Alors que dans les quartiers réputés dangereux que l'on a pu traverser en bus ou en taxi, on retrouve une grande quantité d’œuvres gigantesque, très colorées et très diverses. Un vrai plaisir pour les yeux. Au lieu de façades grisâtres, décrépies et recouvertes de pollution on y observe de la couleur et de la vie. 

Cette répartition est plutôt paradoxale puisque l'on présente aux touristes une partie moins colorée et qui porte plus les traces de la révolution et du mécontentement général.

Du street art dans le centre ville de Bogota, il y en a !

Ne vous inquiétez pas, cet article à bien sûr une raison d'être car nous avons tout de même sommes tout de même tombés sur plusieurs spots de street art qui m'ont donné envie de vous les montrer.

street art petite fille bogota
Jeune fille avec une fleur - Street art Bogotá

Cette peinture représentant une jeune fille avec une fleur, l'air pourtant triste représentait bien le quartier ou elle se trouvait. Un gros nœud de circulation, un vaste nuage de pollution et un flux constant de passants.



street art bogota dragon
Street Art Dragon musical - Bogota

Bon pour celle ci, soit il faut aimer les dragons avec de grandes dents qui écoutent de la musique. Mais il était situé sur une zone à fort passage et j'ai trouvé vraiment sympathique son implantation sur 2 murs perpendiculaires qui donnait une sorte de profondeur et de réalisme.

street art bogota onic
Street Art Coccinelles, Association Onic Bogotá

Encore un paradoxe, ce joli morceau de peinture représentant de petites coccinelles est une hymne à la liberté implanté dans une zone ou ces artistes n'en ont pas vraiment. Un symbole de liberté car il est écrit "Pour la vie" et représente l'association ONIC, Organisation Nationale des Indigènes de Colombie qui lutte pour la conservation de leurs droits.

street art bogota ours
Street art ours en auto tamponneuse... Narmol, Bogotá

Et puis cet autre mur orné d'un Ours (un Baloo) en auto-tamponneuse m'a simplement fait sourire, (Brigitte un peu moins). 

Voilà un chapitre qui rattrape quelque peu la vision morne et triste que j'avais de Bogotá, en espérant que l'avenir effacera les tags sur les monuments et que l'on verra plus de Street art sur les murs des quartiers (tout en restant dans le beau!).



Check-List: Croiser un ours en auto-tamponneuse: CHECK

vendredi 3 janvier 2014

Voyage en Colombie: Bogota tu crains mais on veut te connaitre!

Après avoir visité Medellin la seconde ville Colombienne et voyagé en bus de nuit, c'est à présent à Bogotá que nous nous trouvons pour cette seconde étape Colombienne. Encore une fois quelques appréhensions quant à la capitale, sûrement nourries par sa réputation de violence et de criminalité élevée.

Avant de visiter Bogota, quelques recommandations 

Notre première démarche en arrivant à notre auberge de Bogotá fut de demander un plan et des conseils. La jeune dame de l'accueil nous a donc donné une carte et pris un joli stylo pour nous donner ses indications. La jeune fille a donc pris son plus beau feutre et ajusté ses plus belles lunettes rouges et, sans vous mentir, elle a rayé la moitié du centre ville en nous disant "Please, make me a favor, donc go here".

Pour info, la zone en question, réputée très dangereuse est à 2 rues du palais présidentiel. Une autre zone raturée se situe à 300 m de notre arrêt de bus, plutôt rassurant non ! Un autre conseil que l'on nous a donné, ne pas sortir de nuit à Bogotá, mais celui-ci nous risquons de ne pas le suivre car il paraît que la vue sur la ville est superbe de nuit!

zones dangereuses bogota
Plan du centre de Bogotá avec les Zones à éviter
(Toute la partie gauche en partant de l'Avenue grise centrale)

Première journée à Bogotá, nos premières impressions

Mon avis concernant Bogotá n'engage bien sûr que moi et ayant l'esprit plutôt critique, il ne sera pas forcément partagé. La ville est séparée en deux, la partie "Peligroso" à éviter et la partie "Visitable", nous avons respecté les consignes et uniquement visité la partie conseillée.

J'ai trouvé cette ville plutôt moche dans son ensemble, peu harmonieuse, des tags sur les murs des grandes avenues et certains bâtiments d'un autre âge gâchent le paysage. La partie centrale, articulée autour de la Place Bolivar a conservé un certain charme et une prestance propres aux capitales, avec de grands bâtiments massifs et fiers.

simon bolivar bogota place
Place Bolivar Bogotá, Montagne, Cathédrale et Pigeons

Le "vieux centre", la Candelaria est la zone la plus touristique et la plus réputée, en effet, elle est dans son jus, de nombreux musés y sont implantés et on y trouve des rues remplies de restaurants typiques. Mais elle n'échappe pas aux tags (je ne parle pas de street art) et n'est pas entretenue, j'ai donc été plutôt déçu par rapport à ce que nous avions entendu.


la candelaria bogota montana
Ruelles de la Candelaria, Bogotá - Colombie

Nous avons évolué dans ces ruelles avec tout de même une charmante vue sur la montagne omniprésente dans l'environnement de Bogotá et nous avons visité le musée Botero, suite logique de notre visite à Medellin. Musée qui est une vraie mine d'or artistique regroupant entre autres des Picasso, Braque ou autres Renoir qui à eux seuls valaient cette visite du centre ville.

Bogotá, une ville déchirée et contradictoire

Mis à part le quartier présidentiel en parfait état, protégé de centaines de gardes armés (Gros Pian), on retrouve de nombreux tags "révolutionnaires" tout au travers de la ville, qui nous font ressentir le mal être et les divergences du peuple Colombien, comme un air de guerre civile.


ruido de los balas bogota
Bogotá, Tag quartier de la Candelaria
"Le bruit des balles ne permet pas d'écouter les idées"

yankees go home bogota
Tag sur les panneaux d'indications touristiques
"Étrangers, rentrez chez vous"

Sur la place Simon Bolivar, avait lieu depuis plusieurs jours un rassemblement de travailleurs, un véritable campement de tentes et barricades et des inscriptions signifiant leur mécontentement face au manque de travail en Colombie. Encore une fois un sentiment de révolution assez présent à deux pas du palais présidentiel.

Un autre fait qui nous a marqué, comme je le disais, la ville est "séparée" en deux avec ce côté dangereux duquel on veut préserver les touristes. Une grande avenue sépare ces deux moitiés du centre ville et à chaque carrefour des policiers postés comme pour contenir les débordements éventuels. Depuis notre arrivée, nous avons constaté un énorme dispositif policier, souvent très jeunes, pour "sécuriser" chaque zone de chaque ville.

L'aventure c'est aussi et surtout un esprit de survie

Un dernier petit paragraphe pour vous montrer que nous nous adaptons parfaitement à ce nouveau pays et que nous nous sommes même imprégné de la nourriture locale. En effet, nous sommes devenus maîtres dans la cuisson du Chorizo. Notre plat préféré: Chorizo Poêlé avec des pâtes !


kitchen fulano backpacker bogota
Alex aux fourneaux: Chorizo pâtes, le repas de l'aventurier

Une petite déception avec cette première visite de Bogotá, mais il nous reste à visiter le musée de l'or (réputé dans le monde entier) et à prendre le téléphérique pour découvrir une superbe vue sur la ville. Toutes les capitales ne peuvent pas ressembler à Paris, notre vision affûtée de chauvins nous rend parfois beaucoup trop exigeants.
Check-List: Faire dire à une Argentine que Tsonga est bon: CHECK

mercredi 1 janvier 2014

De Medellin à Bogota, bus de nuit et nouvel an Colombien

Après notre escale à Medellin, nous décidons de nous rendre à Bogotá, la capitale Colombienne. Nous rejoignons Bogotá car on y trouve de nombreux musés réputés, mais aussi parce que nous y retrouverons Johann dans quelque jours, le troisième aventurier de l'arche perdu qui nous apportera nos nouvelles cartes bancaires. Oui, on a évité de vous alarmer mais depuis quelques semaines nous mangeons des chenilles et dormons dans les parcs (à ne pas confondre avec les farcs).

Voyage en bus de Medellin, Bogotá, la montagne ça vous gagne

Pour ce tout premier long voyage interne de notre road trip en Amérique du sud, nous avons choisi de rallier Medellin à Bogotá. Nous avons également choisi de ne pas suivre les conseils fournis par de nombreux guides, à savoir ne pas emprunter les bus de nuit en Colombie à cause d'attaques fréquentes.

Le voyage se prépare gentiment, nous achetons nos billets 65.000 Pesos (30€) pour un voyage de 444 km soit 10h de bus annoncées. Pleins de bonne volonté, nous rechargeons nos ordinateurs, en bons européens nous pensions pouvoir regarder un film confortablement installés dans notre siège...

Pour commencer, nous débarquons à la gare routière de Medellin après avoir pris le métro et marché dans la rue à 20h30 (encore une fois déconseillé), et nous y trouvons un monumental bordel organisé. A deux doigts de louper notre bus car il ne figurait sur aucun panneau d'affichage, nous embarquons dans un somptueux bus de transit avec sièges hyper confortables et j'ose même commencer un film.

Au bout de 5 minutes de trajet, nous découvrons la vraie nature de notre voyage, un carnage, le chauffeur, probablement ancien convoyeur chez space mountain était un champion du rocade zig zag et des dépassements très très douteux en virage (Maloud dirait: "il était large!")

Le trajet, initialement prévu en 10 - 11h à été bouclé (bâclé) en 8h, passant par des routes de montagne très étroites et sinueuses. Le chauffeur a tout de même pris l'initiative de nous arrêter pour une pause de 4 minutes dans un trou à rat indescriptible. Après cet arrêt, les 4 dernières heures de trajet ont été une véritable aventure, entre les odeurs de vomi, de poulet frit, de pieds, d'humidité (ceux là c'est nous) et de cigarette (oui on peut fumer dans les toilettes des bus). Suite à cette performance, nous arrivons à Bogotá avec 2 heures d'avance complètement usés, il faut dire qu'1 h de sommeil dans un bus ça ne requinque pas tellement. 

attente gare routiere bogota
Attente à la gare routière de Bogota


Après cette aventure, nous arrivons à l'auberge de jeunesse avec 5h d'avance et sommes condamnés à attendre et dormir sur un sofa. Le trajet de la gare routière à l'auberge s'est lui passé bien plus paisiblement, chose très étrange quand on connait la réputation du chauffeur...

taxi servicio publico bogota
Fernando Alonso, notre chauffeur de Taxi personnel

Nouvel an à Bogota, un voyage en Colombie qui s'annonce bien

Après toutes nos péripéties de la journée, une grosse sieste dans notre auberge et un fabuleux (que dis-je succulent) plat de nouilles chinoises lyophilisées, nous mettons nos plus beaux tee shirts et nous apprêtons à fêter le nouvel an à l'auberge, sortir de nuit étant déconseillé et nous ne connaissions pas la ville).
Une fois n'est pas coutume, les bobs cochonou on fait une forte impression auprès de nos nouveaux amis qui ont adoré les porter et se prendre en photo avec.

Nouvel an auberge fulano Bogota
Nouvel an auberge Fulano Backpackers Bogotá

Ce nouvel an Colombien était des plus originaux et enrichissant (pour ne pas dire enivrant)  nous avons échangé avec des Colombiens, des Argentins, des Américains et même des Brésiliens et notre niveau en Espagnol à considérablement évolué. 

Une petite soirée gentillette avec un DJ, une cinquantaine de personnes, du mojito et un peu de bière. Au cours de la soirée, nous entreprenons une séance de Limbo (passer sous un balai sans tomber) et c'est alors que l'un de nos Gentils Organisateurs, nous dit "attendez, il y a bien mieux à faire ici"... et c'est ainsi que nous nous retrouvons en cercle à brûler une chaise au milieu de la rue ! Ils sont fous ces Colombiens!

feu de joie nouvel an colombie
Feu de joie dans la rue pour le nouvel an en Colombie

Une bien belle soirée qui s'est terminée dans les environs de 4h du matin (environ) et qui donna naissance à la toute première journée nationale colombienne du Doliprane. Dès demain, nous partons à la conquête de Bogotá, cette grande ville qui malgré ses quartiers très déconseillés cache tout de même quelques charmants endroits.


Check-List: Essayer de faire pipi debout dans les toilettes d'un bus Colombien: Check